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Programme d'action de l'Initiative Sahraouie pour le Changement

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Le POLISARIO est et restera l'avant-garde de la révolution sahraouie du peuple sahraoui dans sa lutte pour l'indépendance et pour construire son Etat, la République Sahraouie, dans le contexte historique actuel et legitime. Bien que ce long chemin est jalonné de faits de gloire, de réalisations et de sacrifices énormes, il n'est pas moins vrai qu'à cause de facteurs exogènes et endogènes, des déviations et des lacunes sont apparues, ce qui à son tour a mené à des pratiques, des comportements et des perceptions contraires à l'essence et aux principes du projet national.
Ces derniers temps, cette accumulation d'erreurs a déclenché les alarmes. Il y a un état d'opinion unanime sur les risques qui entourent la cause en raison de cette dérive vers nulle part, vers le chemin de l'impasse que notre processus de libération nationale semble avoir pris.
Initiative Sahraouie pour le Changement est née dans cette conjoncture en tant qu'expression du sentiment des citoyens et en réponse aux  incertitudes croissantes, la déception et le manque d'expectatives. Son but n'est autre que de répondre aux défis de cette étape critique, en formulant, à partir d'une évaluation objective et de l'expérience, des propositions de changement, des réformes et des mécanismes de travail articulés autour du débat, comme approche ou idée centrale, et laissant de côté des styles et des méthodes de gestion devenus clairement obsolètes et inutiles.
Il ne fait aucun doute que la crise actuelle a été ressentie dans divers domaines et secteurs du processus de libération sahraoui. Certains de ses effets peuvent être résumés comme suit:
-Persistence de la stagnation politique et croissance du phénomène de la corruption, dans une situation où, progressivement, a diminué le rôle du mouvement, après avoir perdu l'essence et les signaux d'identité de celui-ci en tant qu'instrument de leadership et de lutte et après avoir adopté des procédés caractéristiques d'un système autoritaire ont été adoptées dans lesquelles des privilèges et des intérêts personnels oú cohabitent des privilèges et des intérêts personnels avec d'autres de nature tribale.
-Echec des instances et des institutions de l'État, devenues des simples propriétés privées, qui ont perdu leur condition de biens publics et d'instruments au service de la population.
- Absence d'autorité, de lois authentiques et de sécurité juridique dans notre environnement, ce qui a ouvert la porte à des phénomènes, parfois étranges à notre société, tels que le crime, le viol et le trafic de drogue.
- Apparition d'inégalités sociales significatives parmi la population comme résultad de la corruption et de l'injustice sociale.
-Régression de l'Intifada ou résistance dans les territoires occupés, en raison des différences et des rivalités entre les différents groupes d'activistes et de juristes. Cela a fait perdre à la résistance son élan et son dynamisme, restant limités ces derniers temps à des événements isolés et à des actions de moins en moins audacieuses et désordonnées.
- Le manque de perspectives pour le plan de paix de l'ONU, en raison des obstacles bâtis systématiquement par la puissance occupante, du manque de sérieux et de rigueur des organisations internationales, mais aussi par la confusion et l'improvisation de la partie sahraouie et son incapacité à trouver des alternatives et des instruments de pression capables de relancer le processus de paix en faveur des droits du peuple sahraoui et de ses aspirations.
C'est dans ce contexte dont les grandes lignes ont été énumérées ici qu'a apparu l'Initiative Saharaui pour le Changement. Son but n'est autre qu'une tentative sincère de promouvoir les réformes nécessaires de l'intérieur d'un système qui, pour des raisons de survie, doit relever les défis du présent et les expectatives de l'avenir et, ainsi, ressuciter l'esprit combatif et la fermeté d'antan, toujours sous l'emblême du Front Polisario, mais sur des nouvelles bases, en donnant priorité à cette volonté populaire qui réclame, aujourd'hui, de façon irréfutable et indéniable, l'ouverture d'un nouveau cycle, en nettoyant et en corrigeant les impuretés et les erreurs du passé. Pour atteindre cet objectif, il est essentiel de concentrer et faire converger tous les efforts dans une action collective, mature et responsable qui sauve la culture de la participation, la corresponsabilité et le dialogue au sein des institutions du mouvement et de l'Etat.
Sur la base de cette vision, l'Initiative Sahraouie pour le Changement a invité la direction politique à assumer la responsabilité historique qui est la sienne face à ce que toutes et tous considérons, expressément ou implicitement, une situation critique et avec des conséquences imprévisibles s'ils font cas omis de ces appels. D'où la nécessité urgente que la direction réponde aux exigences de l'ICS, en ouvrant le plus tôt possible, un débat à l'échelle nationale, transparent et démocratique, au sein de notre avant-garde de lutte, le Front Polisario. Ce débat doit être exhaustif, franc et impartial, sans complexes ni aucune sorte d'exclusions. Ce n'est que de cette manière que les foyers du mal peuvent être identifiés, diagnostiqués et en prescrire les remèdes pertinents.
L'ISC dénonce enérgiquement toutes les formes d'exclusion et de marginalisation adoptées en tant que sanction contre les défenseurs des réformes et contre quiconque oserait exprimer une opinion contraire au discours officiel. En outre, il condamne les accusations de trahison et d'autres campagnes de dénigrement contre les voix critiques et souligne que ces pratiques sont contraires aux valeurs et aux idéaux du Front POLISARIO et ses principes en faveur d'une société moderne fondée sur la démocratie et les libertés individuelles.
L'Initiative Sahraouie pour le Changement considère comme une nécessité indispensable la création d'un climat approprié pour le dialogue national dans la perspective du prochain Congrès Général, qui devrait se tenir aux dates prévues, sans retards, excuses ni aucun autre délai. Initiative assume comme siens les propos du collègue Secrétaire Général du Front Polisario, dans le sens que la corruption doit être éradiquée, qui constitue certainement un pas dans la bonne direction, mais il encourage fortement à associer aux proclamations des actions concrètes pour transformer les mots en actes, afin de renforcer l'organisation politique pour qu'elle retrouve son éclat et son autorité morale d'avant-garde.
Il est également considéré comme une priorité le renforcement de l'institution de l'héroïque armée sahraouie populaire, garant de la souveraineté nationale, en lui fournissant des  équipements et des ressources à la hauteur de son rôle de premier plan dans la sauvegarde des conquêtes et dans la lutte contre l'ennemi, ainsi que se préoccuper des  familles des martyrs et disparus, dont le sang ne doit pas être oublié, car il arrose les racines de nos gloires et de nos acquis.
Initiative pour le Changement estime nécessaire de fournir à l'institution législative ou Conseil National des prérrogatives appropriées pour l'exercice de ses fonctions, afin de contrôler l'action gouvernementale, lutter contre la corruption et les abus de pouvoir et assurer l'indépendance des organes de la justice à travers une réforme du pouvoir judiciaire.
En ce qui concerne les jeunes, nous plaidons pour une plus grande utilisation des capacités et du dynamisme de la jeunesse pour soutenir cette expérience et consolider les institutions du mouvement et de l'Etat. Cette participation doit être articulée sur la base de l'égalité des chances, loin du tribalisme et du népotisme et en encourageant l'innovation et la créativité d'un segment de la population que nous devons préparer pour recueillir, demain, le flambeau et les gouvernails du processus.
En ce qui concerne le plan de paix de l'ONU, nous devons changer de focalisation, en mettany une limite aux délais afin d'affecter davantage les centres de pouvoir et exercer une plus grande pression sur l'occupant marocain pour le forcer à respecter le droit international. Parallèlement, déployer une diplomatie plus active et énergique, pour freiner les revers et conquérir de nouveaux espaces. Cela doit passer par définir et établir des priorités politiques et médiatiques au-delà de la simple recherche d'aides humanitaires, en sélectionnant les ressources humaines nécessaires sur la base de critères objectifs, loin des affinités personnelles ou tribales.
Nous essayons de développer, à partir d'une nouvelle vision, des politiques capables de réactiver le front des territoires occupés, qui permettant de resserrer les rangs, de conjuguer et d'intensifier l'Intifada à partir d'une plus grande harmonisation des énergies et de la cessation de la fragmentation, sans perdre de vue les particularités et les conditions de chaque action et de chaque scénario de lutte et sans perdre la perspective globale de la grande bataille.
 Pour conclure, l'Initiative Sahraouie pour le Changement, étant consciente des défis de cette étape, appelle toutes les masses de notre peuple à interagir de façon constructive avec cette approche sérieuse et responsable, qui ne prétend nullement sous-estimer l'expérience disperser les rangs, comme certains le prétendent. Au contraire, c'est un engagement qui se conforme aux idéaux et aux principes du Front Polisario associés à la liberté et à l'indépendance totale.
Plateforme de coordination de l'ISC.

Représentant de l'Initiative Sahraouie pour le Changement s'entretient avec des personnalités du Congrès espagnol.

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Hach Ahmed, membre de la Plateforme de Coordination de l'ICS, s'est entretenu vendredi à Madrid avec plusieurs responsables politiques et membres du Congrès des députés, le Parlement espagnol.

Lors de ces entretiens, les discussions ont porté sur le processus de paix qui se trouve dans l'impasse et la situation des droits de l'homme au Sahara occidental. Le représentant de l'Initiative pour le Changement a expliqué à ses interlocuteurs la nature et les objectifs du courant politique réformiste récemment créé au sein du mouvement national sahraoui, espérant «qu'il puisse représenter un point d'inflexion après 43 ans de lutte pour l'autodétermination».


Parmi les parlementaires et les personnalités présentes à ces réunions figurent, entre autres, le député de Badajoz Nacho Sánchez Amor et le responsable du Département des Relations Internationales du Parti socialiste, Héctor Gómez Hernandez.

Sahara occidental: Ouallad Moussa, limogé par le Polisario

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Rabouni, camps de réfugiés du Sahara Occidental, 21 décembre 2017.- La réaction des autorités du Front Polisario ne s'est pas faite attendre. Ouallad Moussa a été démis de ses fonctions de représentant du Sahara pour la Communauté des Îles Baléares.
Cette décision trahit une certaine nervosité qui commence à envahir les centres de décision sahraouis en raison de la popularité de l'Initiative Sahraouie pour le Changement.
A cette occasion, la plateforme de coordination de l'ISC a publié la note de presse suivante:

NOTE DE PRESSE

La direction du Polisario applique, encore une fois, la politique de la guillotine pour faire taire les voix critiques.
Dans une note adressée aux institutions des Iles Baléares, la Direction du Polisario a limogé notre colègue Ouallad Moussa de sa fonction de Délégué Sahraoui pour cette communauté en guise de représaille pour sa participation à l'Initiative Sahraouie pour le Changement, une  proposition réformiste et innovante avec vocation de courant politique au sein du Polisario.
La décision de destituer Ouallad Moussa de ses fonctions parce qu'il défend des positions critiques envers la gestion de gouvernement sans briser le consensus national autour de l'indépendance et la République dans le cadre du mouvement de libération (Front Polisario) prouve la persistance de la direction politique actuelle à continuer à fermer les portes face à toute idée de débat ouvert et transparent pour surmonter la crise politique, sociale et morale, ainsi que le manque de perspectives qui marquent la conjoncture actuelle.
Encore une fois, la volonté de s'accrocher au pouvoir et les privilèges et les impulsions autoritaires héritées du passé ont prévalu sur la clameur unanime en faveur du débat, la réflexion et le changement nécessaires pour sauver le projet national. L'Initiative Sahraouie pour le Changement s'engage à continuer à travailler pour sensibiliser le peuple dans son ensemble et plus particulièrement aux jeunes et aux intellectuels pour qu'ils adhèrent cette proposition de dialogue national sans lequel il s'avérera impossible de corriger les lacunes, pallier les erreurs et redresser le projet sahraoui.

Sahara Occidental : Communiqué de presse de l'Initiative Sahraouie pour le Changement

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Dans un communiqué dont nous avons reçu une copie, l'Initiative Sahraouie pour le Changement (ISC) annonce l'adhésion de plus de 20 cadres civils et militaires à la plateforme de coordination de l'Initiative Sahraouie pour le Changement.
Selon ce communiqué, "pas moins de 20 cadres civils et militaires, dont deux femmes, ont rejoint la Plateforme de Coordinnation de l'Initiative Sahraouie pour le Changement".
"Dans un futur proche, plusieurs groupes de travail seront créés au niveau de la direction pour couvrir les activités prévues pour l'Assemblée pour laquelle aucune date ou lieu n'a encore été fixé. Les groupes seront établis pour couvrir les différentes activités planifiées sur les plans intérieur et extérieur. Il y aura également un groupe chargé des tâches de diffusion et un autre chargé de coordonner les tâches dans les zones occupées où une équipe de travail a déjà été créée", ajoute la même source.
"Depuis son annonce le 15 novembre, l'Initiative pour le Changement a suscité un grand débat dans l'opinion publique sahraouie autour de ses propositions de renouvellement et de régénération au sein du mouvement de libération", conclue le communiqué.
Pour rappel, l'ISC a été créée récemment par des cadres du Front Polisario dans le but de promouvoir une sortie de la situation de stagnation politique et sociale dans le mouvement de libération sahraouie.
Le Sahara Occidental est une ancienne colonie espagnole qui a été envahie par le Maroc avec le soutien de la France.

Incroyable mais vrai, un diplomate sahraouie polygame

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Au Sahara occidental, la polygamie n'a jamais eu beaucoup de succès. En général, les Sahraouis, en raison de leurs ressources limitées, n'ont jamais été des adeptes de cette pratique malgré qu'elle est autorisée par l'Islam.

Cependant, Mohamed Ali Zerouali, alias Jamal Zakaria, malgré qu'il représente la cause sahraouie depuis plus de 30 ans, et malgré qu'il fait partie d'une génération sahraouie qui a été scolarisée, a dans son « compte nuptial » deux femmes.
Zakaria, par nature est un personnage enfermé sur lui-même, sans amis. Dans les années 70, il a enseigné à l'Ecole 12 Octobre. Son caractère solitaire et timide l'empêchait de trouver une partenaire à son goût. Quelqu'un a eu pitié de lui et l'a présenté à la fille d'une famille qui habite à la Daira de Bir Lahlu, Wilaya de Smara. Elle n'était pas à son goût mais il avait besoin d'un endroit pour s'installer pendant ses vacances et les week-ends. Elle est la soeur de Lemhamid Abdelhay, ex-dicretor de l'agence sahraouie de presse, Sahara Press Service, un ami proche du défunt président Mohamed Abdelaziz, pour des raisons dont nous en parlerons dans un prochain article.
Au début des années 80, Zerouali a été nommé par le Président représentant en Allemagne parce qu'il est le neveu de Breika Zerouali, l'un des Sahraouis les plus pro-marocains dans la région du Ouad Noun, où se trouve la ville de Guelmim que les Marocains appellent  "La Porte du Sahara". À Berlin, il a rencontré une femme allemande avec qui elle s'est mariée et a engendré une fille qui a maintenant plus de 20 ans.
Zerouali est connu parmi ses collègues comme un mythomane sans égal. Il ment comme il respire. Il a été maintenu en Allemagne et en Belgique grâce à l'ancien président sahraoui dont la disparition a enlevé la protection dont il jouissait. Le ministre des affaires étrangères, Mohamed Salem Ould Salek l'a nommé représentant en Irlande. Une sorte de deuxième exil.

Exclusif : Omar Mansour à Vitoria pour marier sa fille

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Demain samedi 2 décembre, Omar Mansour, ministre délégué sahraoui chargé de l'Amérique Latine sera présent à Vitoria pour assister au mariage de sa fille.
Omar Mansour fait partie des nombreux responsables sahraouis qui ont installé leurs familles en Espagne pour leur permettre de mener une vie confortable loin des souffrances de la hamada de Tindouf.
En effet, des ministres, des parlementaires, des ambassadeurs et représentants dans divers pays ainsi que d'autres responsables de la RASD ont décidé de tourner le dos à l'appel lancé par le président Brahim Ghali leur demandant de faire retourner leurs familles aux camps des réfugiés au sud-ouest de l'Algérie.

Retrait du Maroc de Guerguerat : «De la poudre aux yeux»

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L’interminable conflit entre le Maroc et le Sahara occidental se met à peser très lourd parmi les dossiers en charge de la communauté internationale. L’affaire Guerguerat est venue raviver un feu que tous tentent de contenir.

Abla Chérif – Alger (Le Soir)

Les responsables de la RASD (République arabe sahraouie démocratique) crient leur colère. Hier, c’était au tour du ministre sahraoui des Affaires étrangères d’intervenir, lors d’une conférence de presse, pour faire une mise au point aux propos des Marocains. «L’annonce du retrait marocain de Guerguerat est une fausse information, une manœuvre pour tromper l’opinion publique internationale», assène Ould Salek devant une presse avide de détails sur une affaire qui défraye la chronique depuis de longues semaines. Guerguerat : ce no man’s land de quelques kilomètres se situe à la frontière entre le Sahara occidental et la Mauritanie. Vers la fin du mois d’août dernier, l’armée marocaine crée la surprise en entamant la construction d’une route goudronnée à quelques kilomètres de son mur de défense.

Le Front Polisario alerte les Nations-Unies, la communauté internationale et dénonce une «grave violation du cessez-le feu» par la partie adverse.

Le roi du Maroc se défend en faisant tout d’abord croire à une opération de poursuite entamée contre des contrebandiers et des éléments terroristes qui ont pris la fuite hors du territoire où ils étaient pourchassés. Très vite, il s’avère que les troupes marocaines ont été en fait déployées pour assurer la sécurité de convoyeurs marocains chargés d’écouler de la marchandise en Mauritanie.

L’affaire se déroule en période de crise intense entre Mohamed VI et l’ex-secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon accusé de parti pris pour avoir entrepris des démarches en faveur d’une accélération du processus devant mener à l’autodétermination du peuple sahraoui. Engagé dans une politique de fait accompli, le roi se distingue également en sommant les forces onusiennes de maintien de la paix au Sahara occidental de retourner à leur QG. Les faits prennent alors une tournure dangereuse.

Décidés à ne pas se laisser faire, les Sahraouis envoient de leur côté des troupes chargées de mener des incursions dans ce no man’s land considéré comme faisant partie des territoires libérés. Le nouveau président de la RASD, Brahim Ghali, se déplace en personne sur les lieux et diffuse des photos où on le voit entouré de militaires aguerris à la guerre des sables. Des images effarantes dévoilent également un dispositif militaire de défense aérienne déployé par le Front Polisario. Des quotidiens espagnols en font quotidiennement leur Une. A New York, des voix s’élèvent pour attirer l’attention sur les dangers pouvant découler d’une telle situation.

Dans les couloirs des Nations-Unies, des pourparlers s’entament discrètement avec les deux parties. Six mois plus tard, le 27 février dernier, le Maroc crée une autre surprise en annonçant son retrait de la zone de Guerguerat. Comme l’ont fait précédemment Brahim Ghali et d’autres responsables de la RASD, le ministre sahraoui des Affaires étrangères affirmait hier que les forces marocaines ne se sont pas retirées comme elles le prétendent. «Elles se sont retirées de quelques mètres uniquement, c’est de la poudre aux yeux.» La phrase de Joachim Chissano, envoyé spécial de l’Union Africaine pour le Sahara occidental, résonne plus que jamais dans les esprits : l’étincelle risque de raviver le feu…
A. C.

Photo : L'armée sahraouie à El Gargarate

Le MAE sahraoui sur la situation à El-Guerguerat : «Elle ne peut être dissociée de la nature du conflit»

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Imputant aux autorités coloniales marocaines la responsabilité de la tension qui règne à El-Guerguerat, au sud du Sahara occidental, suite à la violation par Rabat de l’Accord du cessez-le-feu, conclu en 1991 avec le Front Polisario, sous l’égide des Nations unies (ONU), le chef de la diplomatie de la République sahraouie explique cette tension au non-parachèvement du processus de décolonisation au Sahara occidental, en application des Résolutions internationales.

Pour Mohamed-Salem Ould-Salek, ministre des Affaires étrangères de la République arabe sahraouie démocratique (Rasd), la situation de tension à El-Guerguerat «ne peut être dissociée», a-t-il affirmé, de la nature fondamentale du conflit opposant le Front Polisario et le Maroc, depuis l’invasion de ce dernier, en 1975, du Sahara occidental, lequel territoire, pour rappel, est soumis depuis 1966 au processus de décolonisation, à l’ONU.
S’appuyant sur ce qui est mentionné dans le plan de règlement de l’ONU, à propos de la voie de passage réalisé par les autorités coloniales marocaines, à El-Guerguerat, le ministre sahraoui dira que, dans ledit document, «il ne fait part d’aucune existence de ce passage», a-t-il affirmé, ni même, poursuit-il, «dans les articles de l’Accord du cessez-le feu». Indiquant que dans l’Accord relatif aux questions militaires dans son chapitre 1, sur les procédures du cessez-le feu, entre l’armée de libération sahraouie, et l’armée marocaine, «les deux armées sont tenues de ne pas dépasser les points de leurs positions respectives, le jour et à l’heure du cessez-le-feu, rentré en vigueur le 6 septembre 1991», a-t-il précisé. C’est dans le sillage de ses violations du droit international que «le Maroc persiste sur cette lancée, en comptant sur le soutien inconditionnel de la France, un des membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU», déclare le chef de diplomatie de la Rasd. Ce qui l’amène à interpeller la communauté internationale «à assumer ses responsabilités engagées», a déclaré, hier, Mohamed Ould-Salek, animant une conférence de presse au siège de l’ambassade de la Rasd, à Alger.
De sa dérobade de ses engagements pris dans sa signature des Accords du cessez-le-feu, entre Rabat et le Front Polisario, après 16 années de guerre, le Maroc a persisté sur cette voie, par ses violations des droits de l’Homme dans les territoires sahraouis occupés, son pillage des ressources naturelles du Sahara occidental, son expulsion du personnel du segment politique de la Minurso, son refus de voir l’Envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU, pour le Sahara occidental, Christopher Ross, se rendre dans les territoires occupés du Sahara occidental, jusqu’à ses manœuvres à El-Guerguerat, aux conséquences gravissimes sur la paix et la stabilité dans la région.
Pour le conférencier, il est «urgent» pour l’ONU et notamment pour le Conseil de sécurité «de procéder au parachèvement de la décolonisation au Sahara occidental» sur la base de la légalité internationale, qui consacre le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. En prévision de la tenue, fin avril prochain, de la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur le Sahara occidental, Chissano, l’Envoyé spécial de l’Union africaine, (UA), pour le Sahara occidental, a demandé que le Conseil de sécurité de l’ONU doit «rétablir» l’ensemble des fonctions de la Minurso et devrait aussi étendre sa Mission à l’examen de la situation des droits de l’Homme afin, a-t-il souligné, «d’assurer une surveillance impartiale, indépendante et durable des droits de l’Homme dans les territoires sahraouis occupés», a indiqué un communiqué de presse de l’UA. Sur l’annonce de Rabat de son retrait d’El-Guerguerat, le chef de la diplomatie sahraouie a affirmé, hier, que «l’armée marocaine ne s’est pas retirée».
Rabat vise à faire croire à la communauté internationale et à l’opinion mondiale, après ses échecs politico-diplomatique et juridiques, qu’elle «fait preuve de coopération», pour le ministre sahraoui, «l’armée marocaine s’est peut-être retiré de deux cent mètres, et Rabat est toujours en position de violation du cessez-le-feu», a affirmé, hier, Mohamed-Salem Ould-Salek.
Indiquant, à ce propos, que «le Maroc doit s’en tenir à l’Accord du cessez-le-feu s’il veut réellement démontrer une volonté de collaborer avec l’ONU, et autoriser le retour du personnel de la Minurso». Le Secrétaire général de l’ONU, comme le Conseil de sécurité «doivent exiger du Maroc de se conformer avec ce qui est mentionné dans l’Accord du cessez-le- feu» et de se plier, aux Résolutions onusiennes en vue «de permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination». Depuis vingt-cinq ans, «le Maroc tergiverse avec la complicité de la France, membre du Conseil de sécurité, retardant le parachèvement de la décolonisation au Sahara occidental», avertissant que si cette politique persiste, le peuple sahraoui, à travers son unique et légitime représentant, le Front Polisario, «usera de toutes les voies et moyens légitimes pour recouvrir son indépendance», a affirmé le responsable de la diplomatie de la République sahraouie.
Karima Bennour

L’ambassadeur du Maroc à Rome devant la justice italienne pour harcèlement sexuel

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par Khider Chérif



Une nouvelle information qui prouve que la majorité des ambassadeurs du Maroc à l’étranger se comportent comme de véritables potentats. Le site internet de la communauté marocaine à l’étranger, Manbar Al-jalia Al-Maghribia (Tribune de la communauté marocaine), rapporte que l’ambassadeur du royaume chérifien à Rome, Hassan Abou Ayoub, est poursuivi par la justice italienne pour harcèlement, coups et blessures et violences verbales. La victime n’est autre qu’une de ses domestiques, Naïma Melali, à laquelle il a fait subir les pires sévices après avoir licencié son mari.

Selon de nombreux témoignages, Hassan Abou Ayoub a transformé Naïma Melali en objet sexuel pour assouvir ses instincts bestiaux. Il finira d’ailleurs par mettre la pauvre employée enceinte. Malgré cela, il a tout de même continué à la maltraiter et à l’insulter. L’ambassadeur du Maroc à Rome ira même jusqu’à lui refuser d’accoucher dans une clinique romaine. Au lieu de tenter de réparer son ignoble faute, Il a renvoyé Naïma Melali au Maroc, comme si elle était une vulgaire criminelle. Selon Manbar Al-jalia Al-Maghribia, Hassan Abou Ayoub a peur que son employée devienne une résidente permanente en Italie et s’autonomise.

Naïma Melali raconte, dans un témoignage à Manbar Al-jalia Al-Maghribia, qu’après son accouchement au Maroc, elle est repartie en Italie avec l’intention de reprendre son travail de cuisinière à l’ambassade du Maroc à Rome. Hassan Abou Ayoub, dit-elle, l’a rouée de coups et couverte d’insultes lorsqu’elle s’est présentée à sa résidence. Sans le sou et dans la rue, la pauvre domestique marocaine n’a dû son salut qu’à une association italienne de défense des droits des femmes battues.

C’est d’ailleurs cette même association qui l’a prise en charge et décidé de ne pas laisser les agissements de l’ambassadeur du Maroc impunis. Les animatrices de l’association italienne de défense des femmes battues ont réussi à récolter suffisamment d’argent pour intenter une action en justice contre l’ambassadeur du Maroc à Rome, qui, par ailleurs, a refusé de payer à Naïma Melali ses cinq mois d’arriérés de salaires.

Manbar Al-jalia Al-Maghribia annonce que pour porter l’affaire sur la place publique en Italie et attirer l’attention de Mohammed VI sur les agissements pervers de son ambassadeur à Rome, un collectif d’associations de femmes a prévu ces jours-ci d’organiser devant l’ambassade du Maroc à Rome un sit-in de protestation. Les animateurs du site des Marocains à l’étranger disent ne pas comprendre «comment un ambassadeur comme Hassan Abou Ayoub, qui cumule plus de trente ans dans la diplomatie et qui a eu à occuper de hautes fonctions dans la diplomatie marocaine et même des postes ministériels, a pu s’illustrer par un comportement aussi indigne, aussi sauvage et aussi humiliant». La même source ajoute que malgré qu’il soit poursuivi par la justice italienne, l’ambassadeur du Maroc à Rome continue à traiter ses employés comme s’ils étaient ses esclaves.

Dans certaines régions du monde, comme par exemple en Afrique, le ministère marocain des Affaires étrangères arrive facilement à étouffer les frasques de ses employés en achetant le silence des sphères politiques locales. Ce n’est pas le cas en Europe, où les autorités ne permettent pas de telles dérives. Hassan Abou Ayoub commence à l’apprendre à ses dépens.

Khider Chérif


Tags : Maroc, diplomatie marocaine, Ambassade du Maroc à Rome, abus, esclavage

L’ambassade du Maroc à Washington, un haut lieu de débauche

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La diplomatie marocaine est le lieu de collusion de lobbying, corruption et débauche.

Les ambassades du Commandeur des Croyants partout dans le monde utilisent les orgies et les soirées arrosées comme moyen pour attirer la sympathie des journalistes et politiciens et leur soutien à la colonisation du Sahara Occidental par le Maroc.

Ainsi, le roi Mohammed VI est devenu le Commandeur de la débauche éffrénée même au Maroc où les visiteurs sont invités à toute sorte de dégénération et de perversion.

Ici, l’ambassadeur de Sa Majesté au Pays de l’Oncle Sam, Rachad Bouhlal s’est appliqué en la matière en faisant appel à un groupe de danseuses de ventre pour, entre autres, le plaisir des yeux des visiteurs.

Il y a lieu de signaler que parmi ses invités se trouve Edward Gabriel, ancien ambassadeur des Etats-Unis au Maroc, devenu premier défenseur des intérêts du royaume dans le monde. C’est dire qu’il continue de payer les faveurs que le Maroc lui a rendus lors de son service à Rabat.

Source : Maroc Leaks


Sahara Occidental : « Il faut sortir du fait accompli » (experte)

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RFI : Ce différend dure depuis plus de 40 ans, depuis que le Maroc a pris le contrôle d’une grande partie de ce territoire au moment du départ de l’Espagne en 1975.

Après 8 ans de médiation entre le Maroc et le Polisario, Christopher Ross a jeté l’éponge, présenté sa démission, c’est un aveux d’échec pour l’ONU qui n’a pas réussi à mettre autour d’une table les autorités marocaines et le Front Polisario. J’imagine que le départ de Christopher Ross est une bonne nouvelle pour le Maroc ?

Khadija Mohsen Finan :

« Oui, pour le Maroc c’est une bonne nouvelle. D‘ailleurs, en 2012, il avait eu des problèmes avec le Maroc qui avait demandé carrément son renvoi. Mais il avait eu aussi l’appui de sa hiérarchie. C’est-à-dire que Ban Ki-moon l’avait conservé comme émissaire pour le Sahara Occidental.

Pour autant, je ne pense pas que l’obstacle numéro 1 était réellement Christopher Ross. Je pense que c’est une question de gestion de ce dossier par l’ONU et par Ban Ki-moon. Donc, c’est une question de méthode. Il va falloir reprendre ce dossier en le traitant selon une autre méthode ».

RFI : Alors, justement, le fait qu’un nouveau SG de l’ONU soit en fonction depuis le 1er janvier, est-ce que c’est une nouvelle page qui se tourne, qu’on peut s’attendre enfin à un règlement de ce conflit ?

Khadija Mohsen Finan:

« Alors, on peut s’attendre à un règlement de ce conflit si le nouveau SG des Nations Unies, qui a d’ailleurs donné des signes positifs, le gère différemment, oui, mais il ne faut pas oublier aussi que cette question du Sahara Occidental elle est venue se nicher dans le contentieux qui oppose Alger à Rabat. Donc, nous avons là une superposition de deux questions : La question du Sahara Occidental et le contentieux entre le Maroc et l’Algérie ».

RFI : Mais vous pensez qu’Antonio Guterres, qui connaît bien ce dossier, va pouvoir convaincre le Maroc, peut-être, à faire des concessions ou d’être moins exigeant que ces dernières années et ces dernières décennies ?

Khadija Mohsen Finan:

« Il réussira si le Maroc est disposé à changer de méthode et à aller vers un dénouement de cette question et à ne pas imposer lui-même une solution par le biais d’une autonomie, par exemple. Il faut sortir de la politique du fait accompli ».



Source : Maroc Leaks

#MoroccoLeaks: Morocco colossal bribes to African diplomats prior to its joining the African Union

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Despite its flagrant trampling on the objectives of the constitutive act of the African Union that stipulates to “Defend the sovereignty, territorial integrity and independence of its Member States”, the “Respect of borders existing on achievement of independence” and the “Prohibition of the use of force or threat to use force among Member States of the Union” Morocco, that by means of military force still occupies a large portion of the AU member founder Western Sahara republic, smoothly joined the African Union. 
Despite, also, declaring Joachim Chissano, the African Union’s special envoy to Western Sahara, a persona non grata in the Saharawi occupied territories and even in Morocco, the Moroccan king was hosted inside the premises of the African Union as an African liberator. An admission that, weirdly, took place with a relaxing majority. 

Why, then, the African Union admitted the membership of a country that not only tramples on this institution’s core constitutive act but also despises its role in the Saharawi cause, knowing that the peace plan set to resolve this protracted decolonization issue is under the auspices of the United Nations together with the African Union?

Some high officials from inside the African Union waxed lyrical on Morocco’s membership on the grounds that it might be a good opportunity to convince the Moroccans to abide by the Western Sahara peace plan of which the African Union is the second pillar partner. 

In a similar vein, some political pundits that often show up on various media outlets agree on this view based on the allegation that Morocco’s membership is a tacit recognition of the Saharawi republic as the Moroccan parliament ratified the AU constitutive act in which the Saharawi republic is a state member. 

On the other hand, some other analysts have an opposite stance considering that such move will even engender the destruction of this Pan-African institution as Morocco’s status goes against the very fundamental charter of the African Union
Nevertheless, amid all these conflicting views and speculations, a silent voice, through a twitter account baptized “Chris Coleman” and who in recent time brought global attention to a cache of authentic secret documents of the Moroccan diplomacy, has indeed the refutable evidence; Morocco succeeded in garnering support to its admission to the African Union thanks to a long course of colossal corrupt acts. 

As the content of the joined documents clearly witness, we can see mails of a Moroccan diplomat who seemed to have succeeded in setting up a network of relations behind the scenes at every summit of the African Union. Through these mails that were subsequently sent to his boss in Rabat, we learn that, at least on one occasion, cash money was handed over to some African delegations to swing the pendulum in favor of Morocco or, even worse, spy and leak secret information and internal files of the African Union to Morocco officials.

Morocco’s joining the African Union was the result of a lobbying policy in which an all pervasive corruption campaign has been its cornerstone. 

As shown in the mails, it is Moha Tagma, Director of the African Affaires at Morocco Foreign Department, briefing his superior the Moroccan minister of foreign affaires on his action plan. 
In a note he sent to his minister on May 05th, 2014, he put forward “proposals for the undertaken preparations to the next African Union Summit” that would be held in Addis Ababa. He suggests giving “individual envelopes of 5000 euros for each friend” and he lists those “friends” who represent the delegations of the following countries: Senegal, Guinea, Ivory Coast, Gabon, Burkina Faso, Benin, Togo, Comoros, Djibouti, Niger Cameroon, Equatorial Guinea, Guinea-Bissau, Chad, Sierra Leone, Liberia, Somalia, Sudan, Madagascar, Malawi, Mauritius, Seychelles, Mali, Eritrea and Mauritania (Chair of the Council of the AU) “.


In another note dated on June 4th, 2014, Moh Tagma proposed to give Jean-Baptiste Natama from Burkina Faso, $ 2,500 “as an incentive to get him continue working with us.” Jean-Baptiste Natama was the Chief of Staff to the Chairperson of the Commission of the African Union (AU), Nkosazana Dlamini-Zuma, from October 2012 to February 2015. He was tasked of filtering out confidential documents from the African Commission to the Moroccan diplomat Moha Oualki Tagma, who currently serves as Morocco’s ambassador to Nigeria.
On July 29th, 2016, Morocco’s state-based “NGO” New Vision of Africa (NOV AFRIQUE) awarded Jean-Baptiste Natama the “PADEL 2016 international prize for the best promoter of diplomacy in Africa”.

Nevertheless, in spite of all these shenanigans, Morocco was unable to change the unwavering support of the majority of the Africans to the just cause of the Saharawi people. The role of the African Union, instead, intensified and its personal envoy, Mr. Chissano’s intervention before the UN Security Council in 2016 has accentuated Morocco’s isolation in front of a unified Africa on the right of the Saharawi people to self-determination and independence. 

Morocco, thus, has bought a seat at the African Union by its usual lethal and despicable weapon of corruption. The supposed economic development for the welfare of the African nation is no more than a smokescreen to the Moroccan main agenda; obstructing the mounting role of the African Union in decolonizing occupied Western Sahara besides coveting and taking hold of the Saharawi people’s land. 

Khalil Asmar 

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